Les articles de journaux et dépêches
d'agence par ordre chronologique inverse:
La position de Reporters sans Frontières
sur ce dossier: ici.
L'oeuvre
photographique de Zara Kazemi sur Radio-Canada: ici
Le site de la fondation Zahra Kazemi
: ici
Un dossier complet de l'histoire de Zahra "Ziba"
Kazemi-Ahmadabadi sur Wikipedia: ici
2 avril, 02h02
- AFP
Téhéran dément les
accusations d'un médecin iranien dans l'affaire Kazemi
Téhéran
a démenti les accusations d'un Iranien, réfugié
au Canada, qui a affirmé que la photojournaliste irano-canadienne
Zahra Kazemi, tuée en juillet 2003 dans une prison iranienne,
avait été violée et torturée à
mort, a rapporté samedi l'agence officielle Irna.
"Ces accusations sont sans fondement et totalement fausses",
a déclaré Hamid Reza Assefi, le porte-parole du
ministère iranien des Affaires étrangères.
"Les fausses déclarations de cet individu usurpateur
visent à satisfaire ses intérêts personnels.
Par le passé d'autres individus ont utilisé la
même méthodes (...) mais leur escroquerie a été
mise à jour", a ajouté M. Assefi.
De son côté, Mostapha Naderi, directeur de l'hôpital
militaire Baghiatollah de Téhéran, a démenti
qu'un "individu du nom de Shahram Azam" ait jamais
"travaillé dans l'établissement". Shahram
Azam, qui a obtenu récemment le statut de réfugié
au Canada, a affirmé qu'il travaillait en tant que médecin
à l'hôpital militaire de Téhéran
dans la nuit du 27 juin 2003, lorsqu'il a vu arriver aux urgences
de l'hôpital, Zahra Kazemi, inconsciente, accompagnée
d'une garde armée. "L'ensemble de son corps portait
d'étranges marques de violence", a-t-il déclaré
au quotidien Globe and Mail de Toronto. "Tout ce que j'ai
vu montrait que c'était de la torture organisée
et non pas une blessure qui a causé son décès",
a-t-il dit au journal La Presse, faisant état d'ongles
arrachés, de doigts cassés, de pieds tuméfiés,
d'une jambe lacérée et de signes de viol brutal.
Arrêtée alors qu'elle prenait des clichés
devant une prison du nord de Téhéran, la photographe
de 54 ans qui avait la double nationalité iranienne et
canadienne est décédée une dizaine de jours
plus tard en détention, victime d'une hémorragie
cérébrale. Les autorités iraniennes avaient
reconnu que la photographe avait été battue violemment
en prison, mais l'été dernier, le seul suspect,
un agent des renseignements, a été acquitté
et la justice iranienne a préféré classer
l'affaire sous la thèse de l'accident. Ces circonvolutions
iraniennes n'ont cessé d'agacer Ottawa, qui par deux
fois a rappelé son ambassadeur et a poussé pour
faire adopter des résolutions à l'Onu dénonçant
la dégradation des droits de l'Homme en Iran.

1 avril, 23h53
- Radio-Canada
L'Iran rejette les accusations
de torture contre Zahra Kazemi
Les autorités iraniennes ont démenti
avec véhémence les déclarations d'un médecin
iranien, maintenant réfugié au Canada, qui affirme
que la photojournaliste Zahra Kazemi a été violée
et torturée à mort pendant sa détention
à la prison d'Evine, en juin 2003.
Shahram Aazam affirme avoir été le premier à
examiner le corps de la journaliste montréalaise après
son arrivée à l'hôpital militaire de Téhéran,
où il travaillait.
«Ces accusations sont sans fondement et totalement fausses
», a déclaré vendredi le porte-parole du
ministère iranien des Affaires étrangères,
en accusant le médecin de vouloir « satisfaire
ses intérêts personnels». Le directeur de
l'hôpital, Mostapha Naderi, a affirmé pour sa part
qu'aucun individu du nom de Shahram Aazam n'a travaillé
dans son établissement.
M. Aazam, qui était de garde le soir où la police
a transporté Mme Kazemi, inconsciente, à l'urgence
de son hôpital, dit avoir constaté une sévère
fracture du crâne, des ongles arrachés, le nez
cassé, une épaule démise et de multiples
contusions sur le corps de la femme de 54 ans. L'infirmière
qui a procédé à l'examen des organes génitaux
de Mme Kazemi aurait pour sa part découvert des marques
de viol, selon le médecin iranien.
Mme Kazemi, qui travaillait pour un journal
montréalais de gauche, a été arrêtée
par la police iranienne pendant qu'elle photographiait la prison
d'Evine, à Téhéran. Elle est morte quelques
jours plus tard d'une hémorragie cérébrale
due à des coups reçus sur la tête. Sommé
par le Canada et la communauté internationale de faire
enquête et de punir les coupables de cet acte, Téhéran
a tenu en juillet un procès à huis clos très
controversé, au terme duquel l'agent des renseignements
iranien mis en cause dans cette histoire a été
acquitté. La justice iranienne a classé l'affaire,
estimant que la journaliste pouvait être morte accidentellement.
Le ministre canadien des Affaires étrangères,
Pierre Petitgrew, a répété jeudi qu'Ottawa
avait la ferme intention de poursuivre cette affaire aussi longtemps
que justice n'aura pas été rendue. Selon M. Petitgrew,
le témoignage du médecin iranien renforce la position
du Canada et prouve que la justice iranienne a failli à
chacune des étapes de l'enquête sur la mort de
la photojournaliste. Le Canada a rappelé son ambassadeur
d'Iran à deux reprises et a poussé pour faire
adopter des résolutions à l'ONU dénonçant
la dégradation des droits de l'Homme en Iran.
31 mars, AFP
- 18h41
Zahra Kazemi a été torturée,
selon un médecin iranien réfugié au Canada
La photojournaliste irano-canadienne Zahra
Kazemi a été torturée et violée
pendant sa détention par les autorités iraniennes,
selon un médecin iranien qui affirme l'avoir examinée
dans un hôpital de Téhéran avant sa mort
en juillet 2003.
Ces affirmations du Dr Shahram Aazam, qui a obtenu récemment
le statut de réfugié au Canada, contredisent les
conclusions de la justice iranienne qui n'avait pas exclu l'an
dernier que la journaliste puisse être morte accidentellement.
Le Dr Aazam a déclaré aux quotidiens La Presse
et Globe
and Mail qu'il avait été le premier
médecin à ausculter la femme de 54 ans après
son transport fin juin 2003 dans un hôpital de Téhéran,
quatre jours après son arrestation et sa détention
pour avoir pris des photos d'une manifestation devant une prison.
Dans la nuit du 27 juin 2003, Zahra Kazemi, inconsciente, accompagnée
d'une garde armée, a été transportée
à l'hôpital militaire de Téhéran
où le Dr Aaazam, alors major de l'armée iranienne,
était aux urgences.
"L'ensemble de son corps portait d'étranges marques
de violence", a-t-il déclaré au quotidien
Globe and Mail de Toronto. "Tout ce que j'ai vu montrait
que c'était de la torture organisée et non pas
une blessure qui a causé son décès",
a-t-il dit à La Presse, faisant état d'ongles
arrachés, de doigts cassés, de pieds tuméfiés,
d'une jambe lacérée et de signes de viol brutal.
L'infirmière qui travaillait avec lui et qui, d'après
les règles iraniennes, était la seule à
pouvoir examiner les parties génitales de Mme Kazemi,
lui a dit "que le vagin était complètement
lacéré et que seul un viol brutal (avait) pu causer
cela", selon La Presse. Zahra Kazemi est décédée
d'une hémorragie cérébrale en juillet 2003.
Des coups reçus au cours de sa détention avaient
été reconnus comme la cause du décès
par les autorités iraniennes, mais un an plus tard, un
tribunal de Téhéran avait acquitté l'agent
des renseignements mis en cause. Fin juillet 2004, la justice
iranienne avait estimé que la journaliste pouvait être
morte accidentellement, après avoir chuté à
la suite d'un évanouissement causé par une grève
de la faim.
Le Dr Aazam est arrivé au Canada avec sa femme et sa
fille de 12 ans cette semaine après avoir reçu
le statut de réfugié. Il a profité d'un
séjour en Suède l'été dernier pour
contacter le fils de Zahra Kazemi, Stephan Hachemi, qui habite
Montréal. Avec l'aide des avocats canadiens de ce dernier,
le médecin, sa femme et sa fille ont ensuite fait une
demande d'asile au Canada. "Les autorités canadiennes
ont interrogé à maintes reprises l'homme avant
d'acquiescer à sa demande", a indiqué La
Presse.
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