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Accusation de tortures sur une journaliste en Iran
le 31 mars 2005.
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Les articles de journaux et dépêches d'agence par ordre chronologique inverse:

La position de Reporters sans Frontières sur ce dossier: ici.
L'oeuvre photographique de Zara Kazemi sur Radio-Canada: ici
Le site de la fondation Zahra Kazemi : ici
Un dossier complet de l'histoire de Zahra "Ziba" Kazemi-Ahmadabadi sur Wikipedia: ici

2 avril, 02h02 - AFP
Téhéran dément les accusations d'un médecin iranien dans l'affaire Kazemi

Téhéran a démenti les accusations d'un Iranien, réfugié au Canada, qui a affirmé que la photojournaliste irano-canadienne Zahra Kazemi, tuée en juillet 2003 dans une prison iranienne, avait été violée et torturée à mort, a rapporté samedi l'agence officielle Irna.
"Ces accusations sont sans fondement et totalement fausses", a déclaré Hamid Reza Assefi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. "Les fausses déclarations de cet individu usurpateur visent à satisfaire ses intérêts personnels. Par le passé d'autres individus ont utilisé la même méthodes (...) mais leur escroquerie a été mise à jour", a ajouté M. Assefi.
De son côté, Mostapha Naderi, directeur de l'hôpital militaire Baghiatollah de Téhéran, a démenti qu'un "individu du nom de Shahram Azam" ait jamais "travaillé dans l'établissement". Shahram Azam, qui a obtenu récemment le statut de réfugié au Canada, a affirmé qu'il travaillait en tant que médecin à l'hôpital militaire de Téhéran dans la nuit du 27 juin 2003, lorsqu'il a vu arriver aux urgences de l'hôpital, Zahra Kazemi, inconsciente, accompagnée d'une garde armée. "L'ensemble de son corps portait d'étranges marques de violence", a-t-il déclaré au quotidien Globe and Mail de Toronto. "Tout ce que j'ai vu montrait que c'était de la torture organisée et non pas une blessure qui a causé son décès", a-t-il dit au journal La Presse, faisant état d'ongles arrachés, de doigts cassés, de pieds tuméfiés, d'une jambe lacérée et de signes de viol brutal.
Arrêtée alors qu'elle prenait des clichés devant une prison du nord de Téhéran, la photographe de 54 ans qui avait la double nationalité iranienne et canadienne est décédée une dizaine de jours plus tard en détention, victime d'une hémorragie cérébrale. Les autorités iraniennes avaient reconnu que la photographe avait été battue violemment en prison, mais l'été dernier, le seul suspect, un agent des renseignements, a été acquitté et la justice iranienne a préféré classer l'affaire sous la thèse de l'accident. Ces circonvolutions iraniennes n'ont cessé d'agacer Ottawa, qui par deux fois a rappelé son ambassadeur et a poussé pour faire adopter des résolutions à l'Onu dénonçant la dégradation des droits de l'Homme en Iran.

Autoportrait de Zahra Kazemi

1 avril, 23h53 - Radio-Canada
L'Iran rejette les accusations de torture contre Zahra Kazemi

Les autorités iraniennes ont démenti avec véhémence les déclarations d'un médecin iranien, maintenant réfugié au Canada, qui affirme que la photojournaliste Zahra Kazemi a été violée et torturée à mort pendant sa détention à la prison d'Evine, en juin 2003.
Shahram Aazam affirme avoir été le premier à examiner le corps de la journaliste montréalaise après son arrivée à l'hôpital militaire de Téhéran, où il travaillait.
«Ces accusations sont sans fondement et totalement fausses », a déclaré vendredi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, en accusant le médecin de vouloir « satisfaire ses intérêts personnels». Le directeur de l'hôpital, Mostapha Naderi, a affirmé pour sa part qu'aucun individu du nom de Shahram Aazam n'a travaillé dans son établissement.
M. Aazam, qui était de garde le soir où la police a transporté Mme Kazemi, inconsciente, à l'urgence de son hôpital, dit avoir constaté une sévère fracture du crâne, des ongles arrachés, le nez cassé, une épaule démise et de multiples contusions sur le corps de la femme de 54 ans. L'infirmière qui a procédé à l'examen des organes génitaux de Mme Kazemi aurait pour sa part découvert des marques de viol, selon le médecin iranien.

Mme Kazemi, qui travaillait pour un journal montréalais de gauche, a été arrêtée par la police iranienne pendant qu'elle photographiait la prison d'Evine, à Téhéran. Elle est morte quelques jours plus tard d'une hémorragie cérébrale due à des coups reçus sur la tête. Sommé par le Canada et la communauté internationale de faire enquête et de punir les coupables de cet acte, Téhéran a tenu en juillet un procès à huis clos très controversé, au terme duquel l'agent des renseignements iranien mis en cause dans cette histoire a été acquitté. La justice iranienne a classé l'affaire, estimant que la journaliste pouvait être morte accidentellement.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Pierre Petitgrew, a répété jeudi qu'Ottawa avait la ferme intention de poursuivre cette affaire aussi longtemps que justice n'aura pas été rendue. Selon M. Petitgrew, le témoignage du médecin iranien renforce la position du Canada et prouve que la justice iranienne a failli à chacune des étapes de l'enquête sur la mort de la photojournaliste. Le Canada a rappelé son ambassadeur d'Iran à deux reprises et a poussé pour faire adopter des résolutions à l'ONU dénonçant la dégradation des droits de l'Homme en Iran.

31 mars, AFP - 18h41
Zahra Kazemi a été torturée, selon un médecin iranien réfugié au Canada

La photojournaliste irano-canadienne Zahra Kazemi a été torturée et violée pendant sa détention par les autorités iraniennes, selon un médecin iranien qui affirme l'avoir examinée dans un hôpital de Téhéran avant sa mort en juillet 2003.
Ces affirmations du Dr Shahram Aazam, qui a obtenu récemment le statut de réfugié au Canada, contredisent les conclusions de la justice iranienne qui n'avait pas exclu l'an dernier que la journaliste puisse être morte accidentellement. Le Dr Aazam a déclaré aux quotidiens La Presse et Globe and Mail qu'il avait été le premier médecin à ausculter la femme de 54 ans après son transport fin juin 2003 dans un hôpital de Téhéran, quatre jours après son arrestation et sa détention pour avoir pris des photos d'une manifestation devant une prison.
Dans la nuit du 27 juin 2003, Zahra Kazemi, inconsciente, accompagnée d'une garde armée, a été transportée à l'hôpital militaire de Téhéran où le Dr Aaazam, alors major de l'armée iranienne, était aux urgences.
"L'ensemble de son corps portait d'étranges marques de violence", a-t-il déclaré au quotidien Globe and Mail de Toronto. "Tout ce que j'ai vu montrait que c'était de la torture organisée et non pas une blessure qui a causé son décès", a-t-il dit à La Presse, faisant état d'ongles arrachés, de doigts cassés, de pieds tuméfiés, d'une jambe lacérée et de signes de viol brutal.
L'infirmière qui travaillait avec lui et qui, d'après les règles iraniennes, était la seule à pouvoir examiner les parties génitales de Mme Kazemi, lui a dit "que le vagin était complètement lacéré et que seul un viol brutal (avait) pu causer cela", selon La Presse. Zahra Kazemi est décédée d'une hémorragie cérébrale en juillet 2003. Des coups reçus au cours de sa détention avaient été reconnus comme la cause du décès par les autorités iraniennes, mais un an plus tard, un tribunal de Téhéran avait acquitté l'agent des renseignements mis en cause. Fin juillet 2004, la justice iranienne avait estimé que la journaliste pouvait être morte accidentellement, après avoir chuté à la suite d'un évanouissement causé par une grève de la faim.
Le Dr Aazam est arrivé au Canada avec sa femme et sa fille de 12 ans cette semaine après avoir reçu le statut de réfugié. Il a profité d'un séjour en Suède l'été dernier pour contacter le fils de Zahra Kazemi, Stephan Hachemi, qui habite Montréal. Avec l'aide des avocats canadiens de ce dernier, le médecin, sa femme et sa fille ont ensuite fait une demande d'asile au Canada. "Les autorités canadiennes ont interrogé à maintes reprises l'homme avant d'acquiescer à sa demande", a indiqué La Presse.

Une photo de Zara Kazemi. Cliquez ici pour en découvrir d'autres [sur Radio-Canada]

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