Dérision, parler vrai, humour
sont les règles éditoriales de ces publications,
nées au début des années 1990 mais issues
d'une longue tradition.
Avec des tirages assez faibles, des équipes réduites,
elles veulent traiter différemment la vie locale. Au
risque d'être poursuivies en justice.
Hebdomadaire, mensuelle, à périodicité
irrégulière, la presse satirique régionale
est toujours vivace. Devenus moins politiques, s'insurgeant
davantage contre la puissance des principaux notables et journaux
régionaux, de nombreux titres alternatifs veulent, au-delà
du rire, informer différemment leurs lecteurs. Les représentants
d'une quinzaine de ces titres ont prévu de se réunir,
à Montpellier au printemps, notamment pour réfléchir
à leur vulnérabilité face aux menaces de
procès.
Si les diatribes politiques sont plus discrètes qu'autrefois,
la plupart des titres font du « parler vrai » leur
ligne éditoriale, avec les risques que cela comporte.
Collaboratrice de la rédaction de La Mée socialiste
de Châteaubriant (Loire-Atlantique), une retraitée
active affirme être surtout attachée à l'indépendance
du journal vis-à-vis de tous les partis, même si
son coeur penche très à gauche.
Et l'humour? Selon elle, l'hebdomadaire, vendu 86 centimes d'euro
et qui revendique 400 abonnés, appartient naturellement
à la presse satirique - avec ses titres comme "L'euro
en cher et en hausse", qui ne l'empêchent pas de
viser une meilleure qualité d'information.
Certaines de ces publications ont érigé la dérision
en valeur forte. C'est le cas de La Lettre à Lulu, autoqualifiée
d' "irrégulomadaire", et de "sale gosse"
de la presse nantaise, ou de L'Oursaint de Toulon, qui se revendique
"méchant, malhonnête et de mauvaise foi".
L'éditorial du 28 juillet 2004 de l'hebdomadaire Lagglo-Rieuse
de Montpellier (1 euro, environ 1 300 exemplaires) rappelle
les vertus médicalement prouvées du rire et conclut
: "Tous bords confondus... rirologues et rirophiles de
tous les pays, unissez-vous ! »
L'absurde et le rigolo à tout prix ne sont pourtant pas
les seuls objectifs de nombreux journaux satiriques. Le bimestriel
Fakir d'Amiens, qui s'est choisi comme slogan "Somme qui
peut, ça canarde", prétend surtout exposer
des sujets habituellement ignorés, " face aux tirs
judiciaires croisés du Courrier picard et des notables".
Même stratégie à Lagglo-Rieuse, dont le
rédacteur en chef, Tristan Cuche, déclare son
"ras-le-bol du tsunami médiatique" de la presse
locale autour de Georges Frêche, le président (PS)
du conseil régional du Languedoc-Roussillon, ancien maire
de Montpellier.
En Gironde, Nouvelles vagues a publié
un hors-série d'hiver 2004-2005 sur papier glacé,
au prix de 8 euros, qui titrait en grands caractères
"A Dieu Juppé" et multiplie les coups de griffes
à l'encontre de l'ancien président (UMP) de la
communauté urbaine de Bordeaux.
Fred Descoubes en est le rédacteur en chef et le seul
salarié. Lassé de ses précédentes
activités de journaliste pigiste, il a choisi le statut
de travailleur indépendant, et a lancé Nouvelles
vagues il y a cinq ans. Peu présent dans les kiosques,
les recettes de ce journal reposent surtout sur les abonnements,
qui varient entre 300 et 500 exemplaires. Il reconnaît
que sa situation est précaire, mais la préfère
à celle de travailleur payé à la ligne,
d'autant qu'il réunit suffisamment de plumes locales
(écrivains volontaires) pour remplir son bimensuel indépendant
"qui ne met pas d'eau dans son bordeaux !".
Créé en 1995 à Toulouse, Le Satiricon,
"lou journal des mémés qui aiment la castagne",
est particulièrement illustré. Son fondateur,
le dessinateur Pierre Samson, profite de la collaboration de
ses confrères de toute la France; de nombreux journalistes
de la Ville rose y publient des articles, sous un pseudonyme.
Difficile pour tous ces titres de trouver leur
place sur Internet. Sans même évoquer les sites
d'informations pornographiques ou violents, certains internautes
créent des journaux en ligne qui ont peu à voir
avec la presse traditionnelle.
C'est le cas de désinformations.com,
qui proclame être "trop beau pour être faux".
Ses journalistes, non professionnels pour la plupart, communiquent
des informations infondées, "si possible drôles
et de bon goût". A la "une", on pouvait
lire récemment : "Les premières photos de
la planète Titan révèlent la présence
d'armes de destruction massive."
Pour leur part, les seniors de la presse satirique, Charlie
Hebdo ou Le Canard enchaîné, trempent "juste
une palme dans la cybermare". Selon ce dernier, "notre
métier, c'est d'informer et de distraire nos lecteurs
avec du papier journal et de l'encre". Quant à l'infortunée
revue satirique L'Asperge (Bas-Rhin), ceux qui cherchent à
la lire en ligne trouveront sur asperge.fr une présentation
de l'entreprise Besnard, le "leader mondial du conditionnement
de l'asperge".
Géographiquement isolées dans
les différentes régions françaises, les
journaux «off » tentent de se rapprocher pour faire
face à leurs difficultés communes. Notamment celles
qui relèvent de la justice (lire
article ci-dessous), car les accusations pour diffamation
les touchent bien plus souvent que la presse classique.
A Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), La Feuille est une véritable
SARL de presse, avec six salariés à temps plein,
dirigée par la très dynamique Anne Carpentier.
Celle-ci rappelle que les journaux satiriques sont largement
issus du mouvement soixante-huitard, qui entendait "faire
les choses autrement, de préférence à la
campagne". En plus des 6 000 exemplaires environ vendus
en kiosque, chaque jeudi, lafeuille.com
propose aux internautes de découvrir un canard "qui
ne se contente pas d'avoir le nez dans le guidon des événements
locaux, de suivre les comices agricoles et les élus lorsqu'ils
touchent le cul des vaches, mais qui se veut ouvert... aux vraies
gens de la vraie vie".
Face aux "grands" du secteur, la presse satirique
régionale ne pèse pas lourd. Aucun des chefs ne
revendique de notoriété nationale. Ce qu'ils recherchent
tous, c'est le droit d'écrire comme bon leur semble sur
leur région, et gagner suffisamment pour s'assurer une
liberté éditoriale complète.
Article du Monde daté
du 10 mars 2005, signé Françoise Lazare
Des titres qui sont l'objet de condamnations
judiciaires
Les actions en justice représentent
un tracas permanent pour la plupart des titres de la presse
satirique régionale. L'année 2004 a ainsi été
marquée par deux affaires importantes.
A Wissembourg (Bas-Rhin), le journal Pumpernikel*1
a été condamné à 5 350 euros en
dommages et intérêts pour diffamation envers le
maire (UMP) de la ville, Pierre Bertrand*2.
C'est la raison pour laquelle les dirigeants de la presse satirique
régionale avaient décidé de tenir leur
réunion annuelle dans cette ville alsacienne, le 1er
avril 2004.
Basé à Marseille, le titre CQFD*3
avait dénoncé ce qu'il estimait être une
collusion entre la Croix-Rouge et la police dans un article
intitulé "Croix-Rouge sous un képi bleu"
(NDA: article ci-après).
Le président de la Croix-Rouge, Marc Gentilini, a jugé
insuffisante la publication qui lui a été faite
d'un droit de réponse et il a déclenché
une action en justice*4.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné CQFD à
500 euros d'amende*5.
Les frais occasionnés par cette action judiciaire s'élèvent
à 1 000 euros environ, que la publication marseillaise
espérait faire financer par ses lecteurs, à l'occasion
des "étrennes" de la fin de l'année
2004 !
Comment expliquer la fréquence de ces actions en justice
? A La Feuille
de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Gérard Loubens
estime que ces coûts font partie de la règle du
jeu, humour contre bonnes conventions. Quant au journal Fakir,
il propose sur son site Internet, entre des rubriques d'actualité,
une séquence "Nos
ennuis".
Michel Zaoui, avocat au barreau de Paris, est un défenseur
régulier des journalistes de la presse satirique régionale.
Selon lui, on ignore trop souvent dans les grandes villes la
réalité des luttes de pouvoir et d'influence à
l'intérieur des régions. Les journaux satiriques
sont un extraordinaire contrepoids à ces pouvoirs locaux...
Une véritable presse satirique implique une très
grande responsabilité de la part des journalistes. Il
leur faut traiter de sujets parfois graves souvent avec une
particulière distance et bien sûr avec humour.
Cet humour atteint d'autant plus son but que les enquêtes
sont sérieuses et que les entités physiques ou
morales mises en cause ne prendront alors pas le risque du ridicule
d'une poursuite judiciaire.
Article paru dans
l'édition du Monde du 10.03.05, signé Françoise
Lazare 
Notes et additifs de ce site:
*1 Pumpernikel
est un personnage moqueur du folklore alsacien, personnage dont
le nom a été repris par un enseignant de la ville
pour en faire le titre d’un petit journal de huit pages,
réalisé et diffusé à ses abonnés
essentiellement par ses soins. Le journal qui tire à
500 ex. vivrait avec un budget de 500 euros.
*2 Il s'agit du résultat d'une condamnation
en appel. En effet, l’affaire fut jugée sur le
fond le 9 février 2004 et les plaignants furent en grande
partie déboutés, le procureur lui-même ayant
conclu à la nullité de l’essentiel de la
plainte. La chambre correctionnelle du TGI de Strasbourg condamnait
Antoin Michon, directeur de la publication à 600 euros
d’amende assortis du sursis pour une période de
5 ans (d'après Acrimed). Mais le directeur de publication
avait alors décidé d’interjeter appel de
cette décision. Bien mal lui en pris!
*3 CQFD signifie
"Ce qu'il faut dire, détruire et développer",
un journal mensuel qui se définit comme "mensuel
de critique sociale".
*4 Une Croix-Rouge
qui, d'après Acrimed
(Actions-Critique-Médias), "réclame 30.000
euros pour préjudice, dont 15.000 pour son président,
et 5 000 pour les frais de justice".
*5 sur le site de ce journal, la note de la
rédaction est la suivante: "suite à la
plainte en diffamation déposée par Marc Gentilini
et la Croix-Rouge française en réaction à
l’article (...), la 17e chambre du tribunal correctionnel
de Paris a rendu son jugement le 11 janvier 2005. Le tribunal
déboute la CRF de toutes ses demandes, mais nous condamne
à verser un euro symbolique de dommages et intérêts
à Marc Gentilini pour un passage jugé diffamatoire,
situé à la fin de l’article. Conformément
à la décision du tribunal, ce passage a donc été
modifié le 12 janvier". Pourtant, d'après
Acrimed, l'audience est prévue le mardi 30 mars 2004,
à 13h30 au Tribunal de Grande Instance de Paris, 17e
chambre... [A noter que Marc Gentilini qui a qualifié
des propos similaires du Canard Enchaîné de "voyoucratie"
n'a pas déposé plainte contre l'hebdo national,
alors qu'il poursuit CQFD pour avoir cité l'article du
Canard Enchaîné]
Voici l'article incriminé et corrigé
comme sus-indiqué, signé Hartal, du 15 novembre
2003:
>>> Une croix-rouge sous
un képi bleu
Le plan "grand froid" déclenché
pour cet hiver par le gouvernement Raffarin réactive
la gestion humanitaire de la déglingue sociale. Parmi
les sous-traitants de la charité d’Etat, la Croix-Rouge
française pousse de plus en plus loin la logique du partenariat
avec les pouvoirs publics. Y compris avec le ministère
de l’Intérieur, où caritatif rime avec supplétif.
Comme chaque hiver, les minibus de la Croix-Rouge ont repris
leur ronde. Avec le Samu social, l’Ordre de Malte, l’Armée
du Salut et même l’armée tout court (qui
a "débloqué" des places d’hébergement
au Fort de l’Est, à Saint-Denis, histoire que les
SDF redécouvrent les charmes de la caserne), l’institution
suisse est en première ligne du plan "grand froid"
déclenché le 24 octobre par Dominique Versini,
la secrétaire d’Etat au numéro vert et au
marketing compassionnel (officiellement, "à la Lutte
contre la précarité et l’exclusion").
Personne ne reprochera à la Croix Rouge de ramasser sur
les trottoirs les sans-abris en voie de congélation.
Plus discutable, en revanche, est la collaboration étroite
qu’elle entretient avec les pouvoirs publics, qui ne s’intéressent
aux SDF que lorsque Noël approche. Fondée par le
Suisse Henri Dunant en 1863, la Croix-Rouge est rapidement devenue
un trust multinational de ce qu’on n’appelait pas
encore "l’humanitaire". Sa mission était
de combler les déficiences des Etats en guerre en soignant
les blessés et en secourant les prisonniers. Elle n’avait
à l’époque qu’une seule rivale, l’Armée
du salut, qui l’est restée jusqu’à
ce jour (sur un créneau un peu différent). Le
Comité international de la Croix-Rouge (CICR) regroupe
une centaine de sections nationales à travers le monde.
Depuis, la CR - et ce constat vaut pour toutes les entreprises
qui font dans l’humanitaire - n’a au fond rempli
qu’une seule fonction : rendre l’action répressive
des Etats moins brutale, et donc plus présentable. L’épisode
historique de ses visites dans les camps de concentration, où
les nazis avaient réussi à bluffer des délégués
peu curieux, reste à cet égard un cas d’école.
Plus récemment, la Croix-Rouge française (CRF)
s’est signalée par sa gestion du camp de Sangatte,
où des milliers de pauvres bougres venaient s’échouer
faute de pouvoir aller se faire exploiter en Angleterre. Après
la fermeture du centre en 2002 et la chasse aux anciens pensionnaires
sommés de déguerpir, le directeur de la CRF, Marc
Gentilini, n’a rien trouvé de mieux que d’accuser
de « manipulation » les associations qui tentaient
d’apporter de l’aide aux pourchassés. «
C’est la chienlit », avait élégamment
résumé le patron de la CRF au micro de France-Inter.
Depuis la fermeture de Sangatte, la CRF a conquis de nouvelles
parts de marché dans le secteur de la lutte contre l’immigration.
Le 6 octobre dernier, elle a ainsi remporté le contrat
de "l’assistance humanitaire des étrangers"
dans la sinistre zone d’attente de l’aéroport
de Roissy (ZAPI), où même les magistrats du ressort
refusent de mettre les pieds. "L’Etat a tout à
gagner à la transparence", s’est félicité
Sarkozy en commentant l’accord signé avec la Croix-Rouge.
Selon le texte, celle-ci s’engage à "rendre
compte à l’administration de l’accomplissement"
de sa "mission" et à "ne pas s’ingérer
dans l’examen de la situation individuelle de l’étranger".
Il ne manquerait plus que ça.
Pas d’aide juridique, et surtout pas de dénonciation
des méthodes policières : la mission se bornera
à apporter « un soutien psychologique" et
"matériel" aux réfugiés en attente
de réexpédition, en leur "fournissant les
produits de première nécessité". Par
la distribution de sparadraps et de cigarettes, on espère
les maintenir suffisamment en forme pour qu’ils supportent
dignement leur refoulement, fût-ce menottes aux mains
et baillon sur la bouche. Quant au "soutien psychologique"
accordé à ceux qui fuient la misère et
la mort, et qui s’entendent dire qu’on va les y
renvoyer encadrés par la police, on aimerait lire le
script des entretiens
L’énorme Croix-Rouge française (15 000 salariés,
60 000 bénévoles) est la plus ancienne des organisations
dites "non gouvernementales", bien qu’elles
tirent de l’Etat une bonne part de leurs ressources. Et
c’est justice puisqu’elles permettent à celui-ci
de se défausser de ses obligations sociales et sanitaires.
Il est plus avantageux de sous-traiter que de traiter directement,
tous les économistes le savent. Mais les subventions
destinées au social sont résolument orientées
à la baisse. Alors que stagnent les dotations versées
par la Sécu aux hostos et centres de santé, la
charité est devenue, elle, un gros business. Pour la
seule année 2000, la Croix-Rouge française a brassé
plus de quatre milliards de francs. De quoi s’autoriser
d’opulentes campagnes de com’, comme cette pub télévisée
de novembre 2000 exhibant les charmes d’une Adriana Karembeu
en slip et soutien-gorge, accompagnée d’un message
bourrin ("Si Adriana n’est pas disponible, demandez
Roger") censé inciter le public à apprendre
les gestes du secourisme. Il paraît que c’est plus
vendeur qu’une image de SDF mort de froid.
Mais il n’y a pas que dans le marketing que la logique
humanitaire se calque sur une logique comptable. L’actuel
directeur de la CRF, Marc Gentilini, était arrivé
en 1997 avec un "plan stratégique" précis
et un objectif d’"efficacité et de retrait
des instruments qui font doublon". Il s’agissait
de poursuivre la politique de fermeture de centres de soins
de quartier engagée par l’ex-groupie homéopathe
de Mitterrand, la "responsable mais pas coupable"
Georgina Dufoix, recyclée à la tête de la
Croix-Rouge après son passage calamiteux au ministère
de la Santé du gouvernement Fabius (1984-86). La gestion
désastreuse de Georgina Dufoix avait laissé un
trou de 200 millions de francs dans les caisses de la section
parisienne, selon un rapport d’audit révélé
en octobre 1997 par le Canard enchaîné. Selon l’hebdomadaire,
Gentilini serait alors intervenu personnellement pour camoufler
cette bavure financière. "Il ne faut pas communiquer
l’ensemble du rapport d’audit et éviter les
fuites, sachant que jusqu’à présent le comité
de direction a su se montrer discret sur le sujet", est-il
écrit dans le procès-verbal d’une réunion
du comité de direction de la Croix-Rouge. our se renflouer,
la CRF a donc mis dans le collimateur une partie de ses 660
établissement sanitaires et sociaux, dont des dispensaires
ou centres de santé, implantés dans des quartiers
pauvres. Rien qu’en région parisienne, douze centres
de santé ont fermé depuis 1986. Avec, parfois,
des méthodes de management pas charitables pour un sou
(voir ci-contre). En 2001, lors du 135e anniversaire de la Croix-Rouge,
Gentilini avait précisé la manoeuvre dans une
formule-programme : "Basculer du sanitaire vers le social".
Traduction: la Croix-Rouge veut abandonner le sanitaire, non
rentable, pour se recentrer sur le social, pourvoyeur de subventions
publiques. Finies, les archaïques consultations dans les
dispensaires de banlieues, place aux "points d’écoute
sociale", selon une formule du grand humanitaire Gentilini
au congrès de la CRF en 2002. "Une table et deux
chaises, ça coûte évidemment moins cher
que des médecins et des dentistes, et c’est subventionné",
note l’Union syndicale des médecins des centres
de santé (USMC). Il est vrai que Gentilini a d’autres
soucis que de s’occuper des indigents. À en croire
certaines mauvaises langues, ce proche de Bernadette Chirac
se verrait volontiers en futur ministre de la Santé.
Copyright : CQFD
n° 6 de novembre 2003 signé Hartal.
