Accueil du site / Back to front page Dernières informations / Latest news Messages de soutien à Florence Aubenas et Hussein Hanoun al-Saadi / Messages for Florence Aubenas and Hussein Hanoun al-SaadiInformations and blogs from Iraq Selection de sites / Selected websitesma vision de la situation / my point of viewContact et copyright / Contact and copyright of this site
Les journaux satiriques régionaux brocardent les notabilités locales
par Françoise Lazare, article du Monde du 10 mars 2005.
-
.

 

Dérision, parler vrai, humour sont les règles éditoriales de ces publications, nées au début des années 1990 mais issues d'une longue tradition.
Avec des tirages assez faibles, des équipes réduites, elles veulent traiter différemment la vie locale. Au risque d'être poursuivies en justice.

Hebdomadaire, mensuelle, à périodicité irrégulière, la presse satirique régionale est toujours vivace. Devenus moins politiques, s'insurgeant davantage contre la puissance des principaux notables et journaux régionaux, de nombreux titres alternatifs veulent, au-delà du rire, informer différemment leurs lecteurs. Les représentants d'une quinzaine de ces titres ont prévu de se réunir, à Montpellier au printemps, notamment pour réfléchir à leur vulnérabilité face aux menaces de procès.
Si les diatribes politiques sont plus discrètes qu'autrefois, la plupart des titres font du « parler vrai » leur ligne éditoriale, avec les risques que cela comporte. Collaboratrice de la rédaction de La Mée socialiste de Châteaubriant (Loire-Atlantique), une retraitée active affirme être surtout attachée à l'indépendance du journal vis-à-vis de tous les partis, même si son coeur penche très à gauche.
Et l'humour? Selon elle, l'hebdomadaire, vendu 86 centimes d'euro et qui revendique 400 abonnés, appartient naturellement à la presse satirique - avec ses titres comme "L'euro en cher et en hausse", qui ne l'empêchent pas de viser une meilleure qualité d'information.
Certaines de ces publications ont érigé la dérision en valeur forte. C'est le cas de La Lettre à Lulu, autoqualifiée d' "irrégulomadaire", et de "sale gosse" de la presse nantaise, ou de L'Oursaint de Toulon, qui se revendique "méchant, malhonnête et de mauvaise foi". L'éditorial du 28 juillet 2004 de l'hebdomadaire Lagglo-Rieuse de Montpellier (1 euro, environ 1 300 exemplaires) rappelle les vertus médicalement prouvées du rire et conclut : "Tous bords confondus... rirologues et rirophiles de tous les pays, unissez-vous ! »
L'absurde et le rigolo à tout prix ne sont pourtant pas les seuls objectifs de nombreux journaux satiriques. Le bimestriel Fakir d'Amiens, qui s'est choisi comme slogan "Somme qui peut, ça canarde", prétend surtout exposer des sujets habituellement ignorés, " face aux tirs judiciaires croisés du Courrier picard et des notables".
Même stratégie à Lagglo-Rieuse, dont le rédacteur en chef, Tristan Cuche, déclare son "ras-le-bol du tsunami médiatique" de la presse locale autour de Georges Frêche, le président (PS) du conseil régional du Languedoc-Roussillon, ancien maire de Montpellier.

En Gironde, Nouvelles vagues a publié un hors-série d'hiver 2004-2005 sur papier glacé, au prix de 8 euros, qui titrait en grands caractères "A Dieu Juppé" et multiplie les coups de griffes à l'encontre de l'ancien président (UMP) de la communauté urbaine de Bordeaux.
Fred Descoubes en est le rédacteur en chef et le seul salarié. Lassé de ses précédentes activités de journaliste pigiste, il a choisi le statut de travailleur indépendant, et a lancé Nouvelles vagues il y a cinq ans. Peu présent dans les kiosques, les recettes de ce journal reposent surtout sur les abonnements, qui varient entre 300 et 500 exemplaires. Il reconnaît que sa situation est précaire, mais la préfère à celle de travailleur payé à la ligne, d'autant qu'il réunit suffisamment de plumes locales (écrivains volontaires) pour remplir son bimensuel indépendant "qui ne met pas d'eau dans son bordeaux !".
Créé en 1995 à Toulouse, Le Satiricon, "lou journal des mémés qui aiment la castagne", est particulièrement illustré. Son fondateur, le dessinateur Pierre Samson, profite de la collaboration de ses confrères de toute la France; de nombreux journalistes de la Ville rose y publient des articles, sous un pseudonyme.

Difficile pour tous ces titres de trouver leur place sur Internet. Sans même évoquer les sites d'informations pornographiques ou violents, certains internautes créent des journaux en ligne qui ont peu à voir avec la presse traditionnelle.
C'est le cas de désinformations.com, qui proclame être "trop beau pour être faux". Ses journalistes, non professionnels pour la plupart, communiquent des informations infondées, "si possible drôles et de bon goût". A la "une", on pouvait lire récemment : "Les premières photos de la planète Titan révèlent la présence d'armes de destruction massive."
Pour leur part, les seniors de la presse satirique, Charlie Hebdo ou Le Canard enchaîné, trempent "juste une palme dans la cybermare". Selon ce dernier, "notre métier, c'est d'informer et de distraire nos lecteurs avec du papier journal et de l'encre". Quant à l'infortunée revue satirique L'Asperge (Bas-Rhin), ceux qui cherchent à la lire en ligne trouveront sur asperge.fr une présentation de l'entreprise Besnard, le "leader mondial du conditionnement de l'asperge".

Géographiquement isolées dans les différentes régions françaises, les journaux «off » tentent de se rapprocher pour faire face à leurs difficultés communes. Notamment celles qui relèvent de la justice (lire article ci-dessous), car les accusations pour diffamation les touchent bien plus souvent que la presse classique.
A Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), La Feuille est une véritable SARL de presse, avec six salariés à temps plein, dirigée par la très dynamique Anne Carpentier. Celle-ci rappelle que les journaux satiriques sont largement issus du mouvement soixante-huitard, qui entendait "faire les choses autrement, de préférence à la campagne". En plus des 6 000 exemplaires environ vendus en kiosque, chaque jeudi, lafeuille.com propose aux internautes de découvrir un canard "qui ne se contente pas d'avoir le nez dans le guidon des événements locaux, de suivre les comices agricoles et les élus lorsqu'ils touchent le cul des vaches, mais qui se veut ouvert... aux vraies gens de la vraie vie".
Face aux "grands" du secteur, la presse satirique régionale ne pèse pas lourd. Aucun des chefs ne revendique de notoriété nationale. Ce qu'ils recherchent tous, c'est le droit d'écrire comme bon leur semble sur leur région, et gagner suffisamment pour s'assurer une liberté éditoriale complète.

Article du Monde daté du 10 mars 2005, signé Françoise Lazare Haut de page

Des titres qui sont l'objet de condamnations judiciaires

Les actions en justice représentent un tracas permanent pour la plupart des titres de la presse satirique régionale. L'année 2004 a ainsi été marquée par deux affaires importantes.
A Wissembourg (Bas-Rhin), le journal Pumpernikel*1 a été condamné à 5 350 euros en dommages et intérêts pour diffamation envers le maire (UMP) de la ville, Pierre Bertrand*2. C'est la raison pour laquelle les dirigeants de la presse satirique régionale avaient décidé de tenir leur réunion annuelle dans cette ville alsacienne, le 1er avril 2004.
Basé à Marseille, le titre CQFD*3 avait dénoncé ce qu'il estimait être une collusion entre la Croix-Rouge et la police dans un article intitulé "Croix-Rouge sous un képi bleu" (NDA: article ci-après). Le président de la Croix-Rouge, Marc Gentilini, a jugé insuffisante la publication qui lui a été faite d'un droit de réponse et il a déclenché une action en justice*4. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné CQFD à 500 euros d'amende*5. Les frais occasionnés par cette action judiciaire s'élèvent à 1 000 euros environ, que la publication marseillaise espérait faire financer par ses lecteurs, à l'occasion des "étrennes" de la fin de l'année 2004 !
Comment expliquer la fréquence de ces actions en justice ? A La Feuille de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Gérard Loubens estime que ces coûts font partie de la règle du jeu, humour contre bonnes conventions. Quant au journal Fakir, il propose sur son site Internet, entre des rubriques d'actualité, une séquence "Nos ennuis".
Michel Zaoui, avocat au barreau de Paris, est un défenseur régulier des journalistes de la presse satirique régionale. Selon lui, on ignore trop souvent dans les grandes villes la réalité des luttes de pouvoir et d'influence à l'intérieur des régions. Les journaux satiriques sont un extraordinaire contrepoids à ces pouvoirs locaux...
Une véritable presse satirique implique une très grande responsabilité de la part des journalistes. Il leur faut traiter de sujets parfois graves souvent avec une particulière distance et bien sûr avec humour. Cet humour atteint d'autant plus son but que les enquêtes sont sérieuses et que les entités physiques ou morales mises en cause ne prendront alors pas le risque du ridicule d'une poursuite judiciaire.

Article paru dans l'édition du Monde du 10.03.05, signé Françoise Lazare Haut de page

Notes et additifs de ce site:
*1 Pumpernikel est un personnage moqueur du folklore alsacien, personnage dont le nom a été repris par un enseignant de la ville pour en faire le titre d’un petit journal de huit pages, réalisé et diffusé à ses abonnés essentiellement par ses soins. Le journal qui tire à 500 ex. vivrait avec un budget de 500 euros.
*2
Il s'agit du résultat d'une condamnation en appel. En effet, l’affaire fut jugée sur le fond le 9 février 2004 et les plaignants furent en grande partie déboutés, le procureur lui-même ayant conclu à la nullité de l’essentiel de la plainte. La chambre correctionnelle du TGI de Strasbourg condamnait Antoin Michon, directeur de la publication à 600 euros d’amende assortis du sursis pour une période de 5 ans (d'après Acrimed). Mais le directeur de publication avait alors décidé d’interjeter appel de cette décision. Bien mal lui en pris!
*3 CQFD signifie "Ce qu'il faut dire, détruire et développer", un journal mensuel qui se définit comme "mensuel de critique sociale".
*4 Une Croix-Rouge qui, d'après Acrimed (Actions-Critique-Médias), "réclame 30.000 euros pour préjudice, dont 15.000 pour son président, et 5 000 pour les frais de justice".
*5
sur le site de ce journal, la note de la rédaction est la suivante: "suite à la plainte en diffamation déposée par Marc Gentilini et la Croix-Rouge française en réaction à l’article (...), la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement le 11 janvier 2005. Le tribunal déboute la CRF de toutes ses demandes, mais nous condamne à verser un euro symbolique de dommages et intérêts à Marc Gentilini pour un passage jugé diffamatoire, situé à la fin de l’article. Conformément à la décision du tribunal, ce passage a donc été modifié le 12 janvier". Pourtant, d'après Acrimed, l'audience est prévue le mardi 30 mars 2004, à 13h30 au Tribunal de Grande Instance de Paris, 17e chambre... [A noter que Marc Gentilini qui a qualifié des propos similaires du Canard Enchaîné de "voyoucratie" n'a pas déposé plainte contre l'hebdo national, alors qu'il poursuit CQFD pour avoir cité l'article du Canard Enchaîné]

Voici l'article incriminé et corrigé comme sus-indiqué, signé Hartal, du 15 novembre 2003:

>>> Une croix-rouge sous un képi bleu
Le plan "grand froid" déclenché pour cet hiver par le gouvernement Raffarin réactive la gestion humanitaire de la déglingue sociale. Parmi les sous-traitants de la charité d’Etat, la Croix-Rouge française pousse de plus en plus loin la logique du partenariat avec les pouvoirs publics. Y compris avec le ministère de l’Intérieur, où caritatif rime avec supplétif.
Comme chaque hiver, les minibus de la Croix-Rouge ont repris leur ronde. Avec le Samu social, l’Ordre de Malte, l’Armée du Salut et même l’armée tout court (qui a "débloqué" des places d’hébergement au Fort de l’Est, à Saint-Denis, histoire que les SDF redécouvrent les charmes de la caserne), l’institution suisse est en première ligne du plan "grand froid" déclenché le 24 octobre par Dominique Versini, la secrétaire d’Etat au numéro vert et au marketing compassionnel (officiellement, "à la Lutte contre la précarité et l’exclusion"). Personne ne reprochera à la Croix Rouge de ramasser sur les trottoirs les sans-abris en voie de congélation. Plus discutable, en revanche, est la collaboration étroite qu’elle entretient avec les pouvoirs publics, qui ne s’intéressent aux SDF que lorsque Noël approche. Fondée par le Suisse Henri Dunant en 1863, la Croix-Rouge est rapidement devenue un trust multinational de ce qu’on n’appelait pas encore "l’humanitaire". Sa mission était de combler les déficiences des Etats en guerre en soignant les blessés et en secourant les prisonniers. Elle n’avait à l’époque qu’une seule rivale, l’Armée du salut, qui l’est restée jusqu’à ce jour (sur un créneau un peu différent). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) regroupe une centaine de sections nationales à travers le monde.
Depuis, la CR - et ce constat vaut pour toutes les entreprises qui font dans l’humanitaire - n’a au fond rempli qu’une seule fonction : rendre l’action répressive des Etats moins brutale, et donc plus présentable. L’épisode historique de ses visites dans les camps de concentration, où les nazis avaient réussi à bluffer des délégués peu curieux, reste à cet égard un cas d’école. Plus récemment, la Croix-Rouge française (CRF) s’est signalée par sa gestion du camp de Sangatte, où des milliers de pauvres bougres venaient s’échouer faute de pouvoir aller se faire exploiter en Angleterre. Après la fermeture du centre en 2002 et la chasse aux anciens pensionnaires sommés de déguerpir, le directeur de la CRF, Marc Gentilini, n’a rien trouvé de mieux que d’accuser de « manipulation » les associations qui tentaient d’apporter de l’aide aux pourchassés. « C’est la chienlit », avait élégamment résumé le patron de la CRF au micro de France-Inter. Depuis la fermeture de Sangatte, la CRF a conquis de nouvelles parts de marché dans le secteur de la lutte contre l’immigration. Le 6 octobre dernier, elle a ainsi remporté le contrat de "l’assistance humanitaire des étrangers" dans la sinistre zone d’attente de l’aéroport de Roissy (ZAPI), où même les magistrats du ressort refusent de mettre les pieds. "L’Etat a tout à gagner à la transparence", s’est félicité Sarkozy en commentant l’accord signé avec la Croix-Rouge. Selon le texte, celle-ci s’engage à "rendre compte à l’administration de l’accomplissement" de sa "mission" et à "ne pas s’ingérer dans l’examen de la situation individuelle de l’étranger". Il ne manquerait plus que ça.
Pas d’aide juridique, et surtout pas de dénonciation des méthodes policières : la mission se bornera à apporter « un soutien psychologique" et "matériel" aux réfugiés en attente de réexpédition, en leur "fournissant les produits de première nécessité". Par la distribution de sparadraps et de cigarettes, on espère les maintenir suffisamment en forme pour qu’ils supportent dignement leur refoulement, fût-ce menottes aux mains et baillon sur la bouche. Quant au "soutien psychologique" accordé à ceux qui fuient la misère et la mort, et qui s’entendent dire qu’on va les y renvoyer encadrés par la police, on aimerait lire le script des entretiens
L’énorme Croix-Rouge française (15 000 salariés, 60 000 bénévoles) est la plus ancienne des organisations dites "non gouvernementales", bien qu’elles tirent de l’Etat une bonne part de leurs ressources. Et c’est justice puisqu’elles permettent à celui-ci de se défausser de ses obligations sociales et sanitaires. Il est plus avantageux de sous-traiter que de traiter directement, tous les économistes le savent. Mais les subventions destinées au social sont résolument orientées à la baisse. Alors que stagnent les dotations versées par la Sécu aux hostos et centres de santé, la charité est devenue, elle, un gros business. Pour la seule année 2000, la Croix-Rouge française a brassé plus de quatre milliards de francs. De quoi s’autoriser d’opulentes campagnes de com’, comme cette pub télévisée de novembre 2000 exhibant les charmes d’une Adriana Karembeu en slip et soutien-gorge, accompagnée d’un message bourrin ("Si Adriana n’est pas disponible, demandez Roger") censé inciter le public à apprendre les gestes du secourisme. Il paraît que c’est plus vendeur qu’une image de SDF mort de froid.
Mais il n’y a pas que dans le marketing que la logique humanitaire se calque sur une logique comptable. L’actuel directeur de la CRF, Marc Gentilini, était arrivé en 1997 avec un "plan stratégique" précis et un objectif d’"efficacité et de retrait des instruments qui font doublon". Il s’agissait de poursuivre la politique de fermeture de centres de soins de quartier engagée par l’ex-groupie homéopathe de Mitterrand, la "responsable mais pas coupable" Georgina Dufoix, recyclée à la tête de la Croix-Rouge après son passage calamiteux au ministère de la Santé du gouvernement Fabius (1984-86). La gestion désastreuse de Georgina Dufoix avait laissé un trou de 200 millions de francs dans les caisses de la section parisienne, selon un rapport d’audit révélé en octobre 1997 par le Canard enchaîné. Selon l’hebdomadaire, Gentilini serait alors intervenu personnellement pour camoufler cette bavure financière. "Il ne faut pas communiquer l’ensemble du rapport d’audit et éviter les fuites, sachant que jusqu’à présent le comité de direction a su se montrer discret sur le sujet", est-il écrit dans le procès-verbal d’une réunion du comité de direction de la Croix-Rouge. our se renflouer, la CRF a donc mis dans le collimateur une partie de ses 660 établissement sanitaires et sociaux, dont des dispensaires ou centres de santé, implantés dans des quartiers pauvres. Rien qu’en région parisienne, douze centres de santé ont fermé depuis 1986. Avec, parfois, des méthodes de management pas charitables pour un sou (voir ci-contre). En 2001, lors du 135e anniversaire de la Croix-Rouge, Gentilini avait précisé la manoeuvre dans une formule-programme : "Basculer du sanitaire vers le social". Traduction: la Croix-Rouge veut abandonner le sanitaire, non rentable, pour se recentrer sur le social, pourvoyeur de subventions publiques. Finies, les archaïques consultations dans les dispensaires de banlieues, place aux "points d’écoute sociale", selon une formule du grand humanitaire Gentilini au congrès de la CRF en 2002. "Une table et deux chaises, ça coûte évidemment moins cher que des médecins et des dentistes, et c’est subventionné", note l’Union syndicale des médecins des centres de santé (USMC). Il est vrai que Gentilini a d’autres soucis que de s’occuper des indigents. À en croire certaines mauvaises langues, ce proche de Bernadette Chirac se verrait volontiers en futur ministre de la Santé.

Copyright : CQFD n° 6 de novembre 2003 signé Hartal. Haut de page