>>> 14 juin - Menaces contre des journalistes en Egypte. 
Des journalistes femmes, qui avaient déposé plainte à la suite de violences infligées par les forces de sécurité lors du vote sur la Constitution fin mai, ont reçu des menaces de l'administration, ont affirmé mardi des organisations de défense des droits de l'Homme
>>> 13 juin - La veuve de Deidra Hydara, journaliste de l'AFP assassiné en Gambie en décembre 2004, dénonce le gouvernement. 
Marie-Pierre Hydara dénonce les "mensonges" et "calomnies" contenues dans le rapport d'enquête que les renseignements gambiens ont publié le 6 juin (plus d'infos)
>>> 11 juin - Retour en prison pour Akbar Ganji. 
Les autorités iraniennes ont décidé de remettre en prison le journaliste Akbar Ganji. Ce dernier devrait reprendre sa grève de la faim. (plus d'infos)
>>> 2 juin - Beyrouth : le journaliste Samir Kassir meurt dans un attentat. 
D'après une dépêche AFP du 2 juin à 10h27
Le journaliste libanais de renom Samir Kassir, 45 ans, du quotidien An-Nahar, a été tué jeudi dans un attentat à la voiture piégée dans le quartier chrétien résidentiel d'Achrafieh à Beyrouth, selon un correspondant de l'AFP sur place.
Le corps de Samir Kassir se trouvait sur le siège avant du passager dans une voiture garée près d'un supermarché. L'explosion a eu lieu vers 10h45 locales (07h45) et l'armée libanaise s'est déployée sur le lieu de l'attentat où les secours sont aussitôt arrivés. L'attentat n'a pas fait beaucoup de dégâts et visait apparemment ce journaliste qui s'est violemment pris ces derniers temps, notamment, au "régime libanais policier" soutenu par la Syrie. La Syrie dément officiellement toute implication dans ce meurtre que dénonce aussi le président Jacques Chirac. (plus d'infos)
>>> 30 mai - Akbar Ganji enfin libéré. 
Le journaliste iranien Akbar Ganji condamné en 2001 à dix ans de prison par le pouvoir iranien (la condamnation avait ramenée à six années) a été libéré pour raison de santé. Il avait entamé le 19 mai une grève de la faim et sa libération étaient demandée depuis longtemps par les pays européens. Il avait notamment mis en cause l'ancien président Rafsandjani pour le meurtre de plusieurs écrivains. (lire ici)
>>> 28 mai - Une journaliste tunisienne diffamée ... par des confrères. 
La journaliste Sihem Bensedrine, qui lutte sans relâche en Tunisie pour la défense des libertés (et pas seulement la liberté de la presse -cf. artcile ci-dessous du 27 mai) est victime d'une campagne de diffamation au travers d'autres journaux tunisiens. (lire ici).
>>> 27 mai - Ben Ali annonce des mesures en faveur de la presse... 
La nouvelle peut paraître étonnante quand on connaît les agissements du personnage, mais dans sa déclaration à l'occasion de la Journée nationale de la culture, le président tunisien a notamment annoncé la fin du contrôle avant parution et la mise en place d'une seconde radio privée. La Tunisie est un des pays où la liberté de la presse est la plus bafouée mais dans lequel doit se tenir (paradoxe!) en novembre prochain le Sommet mondial sur la société de l'information (lire ici). Pourtant, cette nouvelle, de tendance libérale (à ne pas confondre avec le qualificatif que l'on ajoute au terme "économie") est un abus de pouvoir sur le plan institutionnel : une analyse de Sihem Bensedrine, journaliste tunisienne d'opposition (à lire ici). (si lien brisé, lire ici)
>>> 26 mai - Hamadi Jbeli, journaliste tunisien condamné à 16 ans de prison : "Dis au monde entier de nous sortir de cette tombe" 
"La vérité ne peut pas être injurieuse. La vérité ne peut pas être diffamatoire. Elle vient en vrac ou elle est fardée et elle blesse... mais elle finit par triompher et elle fera incontestablement le procès de ceux qui ont voulu l’enterrer vivante et de leurs complices : ceux qui se sont rendus coupables par leur silence, par leur supposée sagesse, par leur prétendue indifférence ..." Un article de Sami Ben Abdallah sur le site Tounes (lire ici) (si lien brisé, lire ici)
>>> 25 mai - Egalité hommes/femmes chez les journalistes : pas vraiment ça à l'AFP 
"Surreprésentées dans les catégories salariales inférieures, les femmes sont quasiment absentes au somment de la hiérarchie" de l'AFP protestent depuis la mi-mai plus des 2/3 tiers des femmes journalistes, signataires d'une pétition pour dénoncer cette inégalité. (à lire ici)
>>> 22 mai - Libération
des journalistes roumains 
Après 56 jours de détention en
irak, les trois journalistes roumains ont été
libérés. (lire ici)
>>> 10 mai - La Journée
mondiale de la liberté de la presse en Afghanistan. 
Le 3 mai, une centaine de journalistes afghans,
tant de la presse écrite que de la presse web, se sont
réunis à l'hôtel Sitara à Kaboul
pour célébrer la journée mondiale de la
liberté de la presse, organisée par l'Unesco en
coopération avec l'Union afghane des journalistes, Tolo
TV, Sayara NGO, and le Ministère afghan de l'Information,
de la Culture et du Tourisme (à
lire ici).
>>> 3 mai - Deux télés
congolaises suspendues 
Deux chaînes de télévision
privées de la république démocratique du
Congo, les chaînes CEBS et Global Télévision,
ont été suspendues pour avoir "véhiculé
des contenus qui incitent à la haine", aux termes
d'un arrêté rendu public le 3 mai par le ministre
de l'Information et de la Presse, Henri Mova Sakanyi.
La radio KanalFM avait déjà été
suspendue pour deux mois le 22 avril dernier (lire ici).
>>> 2 mai - Reporters sans
Frontières rend publique sa "liste noire" des
ennemis de la liberté de la presse 
La liste noire recense les noms de tous les
individus s'étant rendus personnellement coupables de
crimes ou de délits graves à l'encontre de journalistes
ou de médias et qui continuent d'échapper à
la justice. RSF demande aux autorités des pays concernés
que des enquêtes sérieuses et impartiales soient
menées sur ces affaires et que les responsables soient
jugés et sanctionnés. Dans le souci du respect
de la présomption d'innocence, ne sont mentionnés
dans cette liste que des individus pour lesquels des témoignages
fiables et concordants permettent de se forger l'intime conviction
de leur culpabilité. A lire ici.
>>> 25 avril - L'IFEX
lance un guide de campagne en faveur de la liberté d'expression 
L'Échange international de la liberté
d'expression (IFEX) lance
aujourd'hui une nouvelle publication qui vise à fournir
aux activistes du monde entier qui oeuvrent en faveur des droits
de la personne les outils essentiels qui leur permettront de
faire campagne plus efficacement, afin de mieux défendre
la liberté d'expression et la liberté de la presse.
"Faire campagne : un guide à l'intention de ceux
et celles qui militent en faveur de la liberté d'expression"
est un manuel de 120 pages qui propose une boîte à
outils remplie de conseils, d'études de cas illustrant
les pratiques recommandées et de ressources utiles pour
ceux et celles qui font campagne. Ce guide offre une gamme complète
d'outils de campagne, parmi lesquels figurent les missions d'enquête,
la formation de coalitions, l'assistance juridique et les actions
menées par Internet, notamment les blogs, les lettres
de protestation par courriel et la messagerie texte SMS.
Le guide fournira également aux activistes les outils
indispensables qui leur permettront de mettre au point des stratégies
de campagnes et analyser les pouvoirs en place dans leur situation
particulière.
"Ce guide fournit des exemples clairs des différentes
façons dont certains outils de campagnes ont été
utilisés pour convaincre les gouvernements d'adopter
des méthodes moins répressives," indique
Luckson Chipare, président du Conseil de l'IFEX et directeur
régional du Media Institute for Southern Africa (MISA).
"En menant avec une habileté tactique des campagnes
stratégiques, les défenseurs de la liberté
d'expression peuvent maximiser leurs ressources pour devenir
des agents de changement encore plus puissants," ajoute-t-il.
Avec les menaces grandissantes qui pèsent sur les journalistes,
les écrivains, les Internautes et les activistes des
droits de la personne, il devient de plus en plus urgent de
mener des campagnes concertées pour lutter contre les
atteintes à la libre expression sous toutes ses formes.
"Les gouvernements et les autres pouvoirs utilisent des
méthodes de plus en plus sophistiquées pour restreindre
la liberté d'expression," indique Chipare.
Les lois sur la diffamation criminelle sont utilisées
pour empêcher l'examen public des activités des
officiels du gouvernement, des chefs d'entreprises et d'autres
acteurs. La censure de l'Internet se propage à travers
le monde, alors que certains gouvernements découvrent
de nouvelles façons de limiter le droit d'expression
des citoyens et l'accès aux informations de la toile
mondiale. Depuis les attaques du 11 septembre 2001, plusieurs
pays ont également adopté d'importantes lois antiterroristes
qui portent atteinte aux droits de la personne.
Comme l'indique Mats Abrahamsson, directeur de Selene et ancien
directeur de campagnes de Greenpeace, "J'espère
que les personnes qui militent en faveur de la liberté
d'expression liront ce guide et apprendront des échecs
et des réussites de leurs collègues - mais j'espère
surtout que cet ouvrage incitera ces individus à faire
preuve de créativité dans leurs campagnes et qu'ils
n'abandonneront jamais la lutte."
On peut télécharger
le guide à l'adresse suivante :
http://www.ifex.org/download/fr/IFEXHandbookFrench.pdf
- si lien rompu, cliquer ici.(158
pages/9,51 Mo)
>>> 23 avril. Début
du procès de Tayssir Allouni en Espagne 
Débute aujourd'hui à Madrid un
procès de personnes liées à al-Qaida. Ce
procès, qui doit durer 3 mois, concerne aussi Tayssir
Allouni, journaliste de la chaîne qatarienne al-Jezira.
Il s'était rendu célèbre pour avoir interviewé
Ben Laden après le 11 septembre 2001. Accusé d'avoir
servi de messager à al-Qaida lors de ses déplacements
en Afghanistan, il encourt neuf ans de prison pour "appartenance
à une organisation terroriste". Pour raison de santé,
il a été placé en liberté provisoire
le 16 mars 2005 après avoir été emprisonné
le 19 novembre 2004 (lire
ici).
Douze observateurs de la Commission arabe des droits humains
(ACHR) assistent au procès. Selon eux, il existe "beaucoup
de points faibles dans le dossier concernant Allouni".
Selon la défense d'Allouni, le journaliste serait poursuivi
"en raison de fausses informations données par le
FBI (la police fédérale américaine) à
la justice espagnole".
>>> 22 avril - Accusée
d'avoir diffusé un éditorial peu amène
à l'égard du pouvoir togolais, Kanal FM,
une radio se trouve dans l'obligation de stopper durant un mois
tous ses programmes 24 heures après la diffusion du dit-éditorial!
(lire ici l'article du Monde)
>>> 21 avril - La
situation de la presse en Algérie ne s'améliore
pas. Elle se doit d'être uniformèment
correcte tandis qu'arrestations et intimidations se multiplient.
(un article du Monde) 
>>> 20 avril - le
photographe Julio Augusto Garcia meurt durant une manifestation

Julio Augusto Garcia Romero, photographe, a
trouvé la mort mardi soir dans le centre de Quito (Equateur),
lors d'une marche de protestation contre le gouvernement du
président Lucio Gutierrez au cours de laquelle les manifestants
réclamaient sa démission en se dirigeant vers
le Palacio de Carondelet. C'est à l'approche du Palais
que les forces équatoriennes ont utilisé des canons
à eau et des gaz lacrymogènes.
Le photographe, âgé de 58 ans, est mort à
l'hôpital Eugenio Espejo des suites d'un arrêt respiratoire
provoqué par les gaz lacrymogènes qui ont été
lancés par la police pour disperser la manifestation.
García Romero, chilien d'origine mais vivant en Equateur
depuis 20 ans, travaillait pour une petite agence de presse
chilienne La Bocina, mais aussi pour le magazine hebdomadaire
Punto de Vista.
Sources : AFP du 20 avril 2005 - 05h46
et CFJ du 21 avril
>>> 19 avril. Cinq
journalistes algériens condamnés à la prison

Le mardi 19 avril, cinq journalistes, dont
deux femmes, du quotidien algérien Le Matin,
fermé depuis juillet 2004, ont été condamnés
à des peines de 2 ou 3 mois de prison ferme pour diffamation.
Hassan Zerrouky (également journaliste
au quotidien français L'Humanité) et
Abla Cherif étaient poursuivis par l'homme
d'affaires émirati Ali Chorafa pour des articles dénonçant
son implication supposée dans des malversations financières
lors de l'attribution de marchés publics de téléphonie
mobile en Algérie.
Youcef Rezzoug et Yasmine Feroukhi
étaient poursuivis par le ministre de l'énergie,
Chakib Khelil, à la suite d'un article sur la revente,
jugée douteuse, d'immeubles appartenant à la société
publique d'hydrocarbures Sonatrach.
Mohamed Benchicou, le directeur du Matin,
déjà incarcéré, a également
été condamné aux mêmes peines, dans
ces deux affaires.
>>> 18 avril - Arnaud Mandagaran
et son guide, Mafizul Islam, arrêtés par la police
à Dacca.
Le journaliste free-lance français Arnaud
Mandagaran a été arrêté par la police
du Bangladesh pour violation des règles de séjour
et son matériel a été confisqué.
Lire ici.
>>> 15 avril. - Mort de James
Miller: pas de poursuites pour l'armée israélienne.
Le lieutenant israélien soupçonné
d'être responsable de la mort du journaliste britannique
James Miller dans la bande de Gaza en mai 2003 ne se verra infliger
aucune sanction par l'armée.
Tsahal n'a pas trouvé de preuve que le journaliste de
35 ans ait été victime du tir de l'officier, qui
n'a pas non plus été blâmé pour avoir
"ouvert le feu en violation des règles d'engagement"
de l'armée.
James Miller et son équipe, qui réalisaient un
documentaire sur la destruction par l'armée israélienne
de centaines de maisons palestiniennes, portaient un drapeau
blanc et s'étaient identifiés en tant que journalistes.
Source : AFP.
>>> 15 avril. Shamal
Abdallah Assad abattu en Irak

Le 15 avril, Shamal Abdallah Assad a été
abattu par un tireur isolé dans la principale rue de
Kirkouk. Assad travaillait pour la chaîne Kirkuk TV et
Kurdsat, un réseau satellitaire détenu par le
PUK du président Talabani.
Le même jour, Ahmed al-U'badi, journaliste du quotidien
al-Sabah, a été abattu à Bagdad.
Ce crime a été revendiqué par un groupe
dénommé "al-Jihad and al-Tawhit". Il
s'agit du 21ème journaliste irakien tué en Irak
depuis mars 2003. Depuis cette date 16 autres journalistes ont
été tués en Irak.
>>> 14 avril. Deux
journalistes tués en Irak
Le 14 avril, deux journalistes irakiens de
la chaîne de télévision al-Hurriya,
le producteur Fadhil Hazem Fadhil et le cameraman Ali Ibrahim
Isa, ont été tués dans des attaques suicides
tandis qu'ils se rendaient à Bagdad à l'occasion
d'une cérémonie en l'honneur du nouveau président
Jalal Talabani. Un autre reporter et le chauffeur ont survécu
mais 18 civils sont morts dans l'attaque. La chaîne al-Hurriya
est détenue par l'Union patriotique du Kurdistan, le
parti du président Talabani.
>>> 12 avril. Interdiction
d'exercer pour Ali Lamrabet au Maroc

Le journaliste marocain Ali Lamrabet a été
condamné le 12 avril à Rabat à dix ans
d’interdiction de journalisme au Maroc et à une
amende au terme d’un procès en diffamation intenté
par le responsable d’une association sahraouie.
Ali Lamrabet devait lancer un nouveau journal alors que son
magazine, Demain Magazine, avait déjà
été interdit de parution en juillet 2003 pour
outrages envers le roi.
>>> 7 avril. Retour sur le
meurtre de Gueorgui Gongadze.

Gueorgui Gongadze, rédacteur en chef
ukrainien du journal en ligne Ukraïnska
Pravda, fut assassiné en novembre 2000 à Kiev.
Retour sur une affaire qui embarrasse le pouvoir depuis 4 ans:
à lire dans Libération
de ce jour.
>>> 7 avril. De la difficulté
d'être journaliste aux Philippines
La Fédération internationale
des journalistes (FIJ)
a remis hier un rapport
alarmant sur le nombre de journalistes tués aux Philippines,
concluant qu'une culture de la violence, encouragée par
une inaction gouvernementale, est la principale raison de la
mort de plus de 66 journalistes dans ce pays depuis 1986. Avec
déjà trois journalistes morts cette année,
2005 s'annonce plus terrible que 2004.
Le rapport (PDF, en anglais) peut aussi être téléchargé
ici.
>>> 6 avril. Turquie : liberté
de la presse : cela ne s'arrange pas!

L'entrée en vigueur d'un nouveau code
criminel en Turquie le 1er juin (initialement prévu au
1er avril) entraînerait de sérieuses atteintes
à la liberté de travail des journalistes. Ce que
dénoncent l'International Press Institute, Reporters
sans Frontières, la Fédération internationale
des journalistes et l'Association internationale des Editeurs.
A lire ici
(IFEX en anglais) ou ici
(RSF en français)
>>> 6 avril. Tunisie : La
liberté d'expression en état de siège

La Tunisie accueillera le Sommet mondial sur
la société de l'information en novembre 2005.
Cela pourrait presque apparaître comme une plaisanterie
dans ce pays où l'incarcération des gens qui expriment
leur opinion, les restrictions à la liberté d'association,
la surveillance policière des courriels et le blocage
des nouvelles et des sites web d'informations sont monnaie courante!
Des membres de l'IFEX braquent leurs projecteurs sur la Tunisie.
A lire ici.
IFEX members spotlight Tunisia at UN
Human rights, a rapport that can be read here.
>>> 6 avril. Le Prix Pulitzer
à Associated Press 
Les photographes de l'agence Associated Press
ont reçu le Prix Pulitzer de la photo d'actualité
pour leurs reportages sur les combats en Irak en 2004. Ici une
photo de Anja Niedringhaus.

>>> 5 avril. Un caméraman
de CBS blessé en Irak 
Lors d'une riposte de l'armée US à
Mossoul après une attaque suicide, Abdel Amir Younes
Hussein, cameraman pour la chaîne CBS, a été
blessé par des tirs américains, les forces militaires
pensant que sa caméra était une arme. Une méprise
similaire avait entraîné la mort d'un reporter
de l'agence Reuters en août 2003.
>>> 5 avril. L'absence du
reporter
"L'enlèvement de Florence Aubenas
agit comme un catalyseur". Une prise de position d'Hervé
Brusini, directeur de l'information de France3 dans Libération
du 5 avril.
Un article à lire ici.
>>> 4 avril. Journalisme,
précarité et abus.
Libération publie l'interview d'un pigiste
"pigonné", une pratique qui a tendance à
se répandre et que la situation actuelle de l'emploi
(et de la presse) ne fait qu'encourager (l'auteur du dit-paragraphe
étant aussi passé par là!)
Un article à lire ici.
>>> 4 avril. Deux nouvelles
professions de l'écrit en Chine

Au moment où l'on se demande s'il est
bon ou non de vendre telle ou telle arme à la Chine,
le ministère chinois du Travail et de la Sécurité
sociale a annoncé le 31 mars la naissance de dix nouvelles
professions (!?), dont celle de "rédacteur Web"
(alors que le journaliste et cyberdissident Zheng Yichun accusé
de «subversion du pouvoir d'Etat» est détenu
depuis le 3 décembre 2004...) et "analyste de l'information".
Parallèlement, sous la présidence du ministère,
des spécialistes réalisent une étude spéciale
sur les professions liées aux technologies de l'information
(alors que les forums de discussion Internet de plusieurs universités
chinoises ont été récemment interdits aux
non-étudiants)... La Chine est un des pays où
la liberté de la presse est la plus mis à mal.
>>> 2 avril. Des journalistes
"soldats d'état" !?
Suite à la dernière "révolution"
au Kirghiztan, ceux-là même qui défendaient
hier l'ex-président Akaïev prennent fait et cause
aujourd'hui pour son remplaçant. Pas d'état d'âme:
il faut bien manger. Salaire mensuel d'un journaliste là-bas
= 60 euros.
Un article de Libération du 2 avril. A lire ici.
>>> 31 mars. Iran: accusation
de torture sur une journaliste (nouvelles affirmations)
Dans un entretien publié dans un journal
canadien, un docteur iranien, réfugié au Canada,
déclare que la photojournaliste irano-canadienne Zahra
Kazemi aurait été torturée et violée
pendant sa détention par les autorités iraniennes.
Ce médecin iranien affirme l'avoir examinée dans
un hôpital de Téhéran avant sa mort en juillet
2003. Ce que démentent les autorités iraniennes
Articles à lire ici.
>>> 31 mars. Prolongation
de l'état d'urgence en Irak : les communications contrôlées.
Le Premier ministre irakien par intérim,
Barham Saleh, a décidé de prolonger l'état
d'urgence jusqu'au 30 avril. De ce fait, il peut contrôler
la correspondance, ordonner des "écoutes téléphoniques",
"confisquer des équipements de télécommunications
pour une période précise" et "limiter
le mouvement des moyens de transports terrestres, aériens
et maritimes dans des régions et pour une durée
précise", ce qui complique d'autant l'exercice du
métier de journaliste.
>>> 30 mars. Procès
d'une journaliste autrichienne en Turquie
Sandra Bakutz, une journaliste autrichienne
du magazine allemand Junge
Welt détenue à Ankara depuis six semaines,
sera jugée à partir d'aujourd'hui. On lui reproche
d'avoir participé à un comité de soutien
à un groupe de militants turcs en Allemagne!
Elle a été libérée le 30 mars, provisoirement,
dans l'attente de son procès reporté au 1er juin
2005. Elle risque de 10 à 15 ans de prison: un état
de fait que dénonce RSF (à lire ici)
Lire l'article du Monde du 30 mars ici.
>>> 30 mars. Un cyberdissident
libyen aurait été arrêté... il y
a deux mois et demi. 
D'après Reporters sans Frontières,
Abdel Razak Al Mansouri aurait été arrêté,
le 12 janvier 2005, pour avoir publié des articles critiquant
le gouvernement libyen sur un site
Internet basé à l'étranger. Il y dénonçait
les atteintes aux droits de l'homme commises par les autorités
libyennes. RSF demande la libération du cyberdissident,
dont on est sans nouvelles depuis son interpellation.
Lire l'article de RSF ici.
>>> 30 mars. Un journaliste
blessé par balle au Chili
Lors d'une manifestation, le journaliste Esteban
Saez de la chaîne privée Chilevision, a été
blessé par balle, ainsi que 5 autres manifestants près
d'une barricade à Villa Francia, dans l'ouest de Santiago.
Ces manifestations d'organisations de gauche commémoraient
la mort de deux frères assassinés sous la dictature
de Pinochet.
Cette commémoration (qui avait lieu dans plusieurs campus
universitaires) a lieu chaque année depuis 20 ans en
hommage aux frères Rafael et Eduardo Vergara Toledo,
assassinés par le régime de Pinochet le 29 mars
1985.
>>> 29 mars. L'information
face à la communication
"Le journaliste ne peut remplir sa
mission sociale que dans la liberté garantie par un statut
de haut niveau" écrivent Michel Diard, secrétaire
national du SNJ-CGT, et Alain Goguey, membre du BN, dans un
article publié dans Le Monde. Pour éviter que
le débat démocratique ne soit confisqué
par les puissances financières: à lire d'urgence
(article ici) et, à l'opposé,
l'opinion de Patrick Eveno, maître de conférence
à la Sorbonne et secrétaire général
de la Société pour l'histoire des médias
qui écrit: "Plutôt que de penser les médias
en termes politiques, il vaudrait mieux les penser en termes
d'économie d'entreprise, de taille critique, de rentabilité".
(à lire ici)
>>> 29 mars. Une manifestation
de journalistes au Népal. (source AFP)
Après que le roi Gyanendra ait pris
les pleins pouvoirs le 1er février après avoir
limogé son gouvernement et imposé depuis l'état
d'urgence qui interdit toute manifestation contre le souverain
et impose la censure des media, la Fédération
népalaise des journalistes a été autorisée
à organiser une manifestation dans le centre de la capitale
qui a rassemblé quelque 400 personnes en présence
de nombreux policiers. Les manifestants tenaient des pancartes
sur lesquelles était écrit "Libérez
tous les journalistes détenus", "Rétablissez
la liberté de la presse" "Retirez la censure".
Le journaliste Purushottam Dahal, également président
de l'organisation non gouvernementale Human Rights and Peace
Society, a appelé les membres de la profession à
lancer une lutte pour la liberté de la presse et les
droits de l'Homme. "L'heure est venue pour les journalistes
de se battre contre l'autocratie", a-t-il dit. D'anciens
présidents de la fédération ont également
appelé "au rétablissement de la liberté
de la presse dans le pays et à la fin de l'état
d'urgence".
Depuis le 1er février, neuf journalistes népalais
ont été arrêtés. Selon la Fédération
internationale des journalistes, plusieurs journaux népalais
ont par ailleurs cessé de paraître entraînant
la mise au chômage d'au moins 600 journalistes.
>>> 28 mars. Enlèvement
de trois journalistes roumains en Irak

Marie-Jeanne Ion, 32
ans, reporter de Prima TV, son cameraman Sorin Miscoci, 30 ans,
et Edouard Ohanesian, 37 ans du quotidien Romania Libera, ont
été enlevés en Irak le 28 mars, en compagnie
d'un Américain. La télévision Al-Jazira
a diffusé, le 30 mars en soirée, une vidéo
montrant les quatre otages détenus par un groupe armé
qui n'a pas formulé de demandes pour leur éventuelle
libération.
Lire les articles ici.
>>> 28
mars. Arrestation d'un journaliste en Irak
Waël Issam, journaliste pour le chaîne
de télévision al-Arabiya, a été
arrêté et ses films auraient été
saisis par la police irakienne. Les positions
de la chaîne de télévision al-Arabiya, ainsi
que celles de sa consoeur al-Jazira, sont souvent critiquées
par l'administration américaine en Irak.
Lire les informations ici.
>>> 26 mars. Un
article du Monde consacré à l'exercice du métier
de journaliste en Irak (ici).
A rapprocher de la chronique d'Olivier Mirguet sur France Inter
le 22 mars (ici).
Les deux arrivent à la même conclusion : on atteint
les limites d'exercice du métier.
>>> 23 mars. Le journaliste
yéménite Abdelkarim Al-Khaiwani, qui
purgeait une peine d'un an de prison pour des écrits
ayant déplu au pouvoir a été gracié
par le président yéménite.
Lire l'information ici.
>>> "Les journalistes
meurent, l'impunité perdure" selon le rapport
2004 de l'IPI 
En 2004, 78 journalistes ont été
tués dans le monde, soit 14 de plus qu'en 2003, alors
que de nombreux pays assurent l'impunité à leurs
assassins, selon le rapport annuel de l'Institut
international de la presse (IPI) publié mardi 22
à Vienne.
Vingt-trois journalistes en trouvé la mort en Irak, douze
aux Philippines, cinq au Bangladesh***,
quatre au Mexique, trois au Brésil, en Inde, au Népal
et en Russie, et 22 dans 18 autres pays, relève cet institut
de défense de la liberté de la presse dans son
rapport titré "Les journalistes meurent, l'impunité
perdure"*4
où 191 pays sont passés au crible.
"Depuis 1999, où 86 journalistes ont été
tués, jamais autant de journalistes n'ont trouvé
la mort en une seule année", relève dans
le rapport Michael Kudlak, chercheur à l'IPI. L'Irak
d'après-guerre "demeure l'endroit le plus meurtrier
au monde pour la pratique du journalisme" avec quatre victimes
de plus qu'en 2003, année de l'invasion américaine,
relève l'IPI qui a passé au crible 191 pays.
Parmi les journalistes ayant trouvé la mort en Irak figurent
notamment le journaliste italien Enzo Baldoni, assassiné
par l'Armée islamique en Irak, un groupe extrémiste
exigeant le retrait des troupes italiennes du pays, et de nombreux
journalistes locaux accusés de collaborer avec des médias
étrangers. Le nombre de journalistes tués a également
progressé de façon "alarmante" aux Philippines
avec douze victimes l'an dernier contre sept en 2003, l'Asie
représentant, avec le Proche-Orient, la région
"la plus dangereuse" au monde avec 27 journalistes
tués, relève l'institut.

"L'impunité prospère tandis
que les journalistes meurent", estime l'IPI, relevant que
dans plusieurs Etats, "les autorités se sont avérées
incapables d'enquêter correctement sur les meurtres et
de condamner les assassins". Parmi les pays montrés
du doigt pour l'inaction de leurs autorités figurent
notamment les Philippines, le Bangladesh, le Mexique et la Russie.
"Dans de trop nombreux cas, les enquêtes sur la mort
de journalistes sont compromises par (l'incompétence
des enquêteurs), le désir d'étouffer l'affaire,
la corruption, la partialité de la justice, l'inertie
ou l'indifférence", estime le directeur de l'IPI,
Johann Fritz. "Dans d'autres cas, les gouvernements ne
veulent manifestement pas que les assassins et les raisons du
meurtre soient identifiés", ajoute-t-il.
La majorité des meurtres non élucidés ont
concerné des journalistes enquêtant sur la corruption,
le crime organisé ou des groupes politique, relève
l'IPI. Parmi ceux-ci figure le directeur de l'édition
russe du magazine Forbes, Paul Khlebnikov, assassiné
en juillet 2004 à Moscou.
Par ailleurs, "des intimidations politiques et des menaces
criminelles" ont été exercées dans
de nombreux pays où aucun meurtre de journaliste n'a
été recensé en 2004, comme en Azerbaïdjan*,
au Bélarus, en Birmanie, en Chine, à Cuba, en
Indonésie ou encore au Pakistan, souligne l'IPI.
L'institut dénonce par ailleurs des pressions exercées
notamment par les autorités américaines, belges,
canadiennes, estoniennes, italiennes, néerlandaises et
portugaises pour que des journalistes révèlent
leurs sources.
Des progrès ont toutefois été constatés
en Colombie**,
où un journaliste a été tué en 2004
contre neuf en 2003 et 15 en 2002, et dans des pays comme l'Egypte,
le Liban, les Emirats arabes unis, la Jordanie, la Malaisie
ou encore au Viêtnam, selon le rapport. Fondé en
1950 aux Etats-Unis, l'IPI est présent dans 115 pays.
Source : AFP du 22
mars 2005 - 14h50. 
* Elmar
Husseïnov a été abattu à
Bakou le 4 mars 2005 (>>)
** Julio Palacios Sánchez
a été abattu
en Colombie le 11 janvier 2005
(>>)
***
Sheikh Belaluddin Ahmed
a été tué à Khulna le 5
février 2005.
*4
Le rapport peut-être lu ici
>>> Les journalistes belges
obtiennent le droit de protéger leurs sources,
par Jean-Pierre Stroobants
La Chambre belge des députés
a adopté jeudi 17 mars, à l'unanimité,
l'une des lois les plus progressistes au monde en matière
de protection des sources journalistiques. Les journalistes
travaillant dans le royaume - et donc aussi les centaines de
correspondants qui, à Bruxelles, suivent l'actualité
des institutions européennes et de l'OTAN - auront désormais,
par principe, le droit de taire leurs sources.
Les collaborateurs d'une rédaction (preneurs de son,
monteurs ou metteurs en page, par exemple), susceptibles d'identifier
une source confidentielle, bénéficieront des mêmes
dispositions. Jusqu'ici, un journaliste pouvait, en théorie,
se prévaloir du droit de se taire, mais ses collègues
issus d'autres métiers de l'information étaient
contraints de répondre aux questions posées par
la police ou un juge.
La seule exception prévue par le nouveau texte évoque
les infractions, à caractère terroriste notamment,
pouvant constituer « une menace grave pour l'intégrité
physique des personnes ». Un journaliste ne sera contraint
de dévoiler ses sources que si la révélation
de l'identité de celles-ci est indispensable pour la
recherche de la vérité et s'il est démontré
que cette information ne peut être obtenue par aucun autre
moyen. Les sénateurs ont entendu les spécialistes
qui soulignaient que le travail d'enquête sur le terrorisme
risquait d'être rendu impossible par des dispositions
trop restrictives.
La loi protégera, enfin, les rédactions en prohibant
les poursuites pour recel de documents ou complicité,
dans le cas où une information a été confiée
par une personne qui aurait violé les règles du
secret professionnel auquel elle est soumise. Dans le passé,
la justice belge a utilisé ces moyens pour contourner
la protection - très théorique puisque dépendant
de l'appréciation des juges - dont pouvaient bénéficier
les sources, afin de perquisitionner, écouter, voire
placer en détention, des professionnels de l'information.
Déjà votée par la Chambre en mai 2004,
la loi avait fait l'objet d'un nouvel examen à la demande
du Sénat, désireux d'élargir le champ d'application
du texte initial et de répondre à des critiques
formulées, notamment, par l'Association professionnelle
des journalistes (AGJPB).
L'intérêt des sénateurs pour ce texte avait,
en outre, été renforcé par la publication
d'informations récentes selon lesquelles une journaliste
du quotidien flamand De
Morgen avait été mise sur écoute pendant
deux mois, à la fin de l'an dernier, après qu'elle
avait publié des informations au sujet d'une menace d'attentat
islamiste à Anvers. Un ancien commissaire de police était
soupçonné de lui avoir livré un dossier
confidentiel.
Condamnée en 2002 par la Cour européenne des droits
de l'homme de Strasbourg, pour un litige qui l'opposait à
quatre journalistes, la Belgique avait dû faire face à
une autre tempête médiatique, en juin 2004, après
les perquisitions effectuées au domicile et au bureau
bruxellois d'un journaliste allemand du magazine Stern, suite
à une plainte de l'Office antifraude de l'Union, ce qui
avait amené la Fédération internationale
des journalistes (FIJ)
à évoquer "une violation sans précédent
des droits des journalistes".
Origine : Le Monde
daté du 19 mars 2005.

>>> Etre journaliste aujourd’hui
au Maroc
"Personnage influent, introduit dans des
cercles fermés au commun des mortels, le journaliste
est également cette personne privilégiée
car informée, dans un pays où l’information
reste l’apanage d’une certaine élite. Parfois,
il est aussi ce gratte-papier miteux, oeuvrant dans un milieu
capricieux où la précarité du présent
n’a d’égal que l’incertitude de l’avenir.
En somme, le journaliste jouit au Maroc d’une image aussi
mitigée que l’est sa profession. Une profession
faite de hauts et de bas où la gloire côtoie souvent
le désespoir et la déchéance. Car, au-delà
du vernis des apparences, le journalisme marocain couve en son
sein des niches de misères et nombre de défaillances
qui se répercutent directement sur les conditions de
travail des journalistes et sur leur rendement".
Et "pour ce qui est de la liberté d’expression,
presque rien n’est tabou au Maroc".
Un article de Majdouline El Atouabi, paru dans Maroc-Hebdo
du 18 mars 2005, à lire ici.
>>> 16 mars - Tayssir Allouni,
enfin libéré mais assigné à résidence
Le journaliste de la chaîne de télévison
qatarie al-Jazira a quitté la prison d'Alcala Meco, à
Madrid le 16 mars. Espagnol d'origine syrienne, Tayssir Allouni
est accusé d'appartenir au réseau terroriste al-Qaida.
Il avait été arrêté une première
fois le 5 septembre 2003 par le juge Balthazar Garzon puis libéré
le 26 octobre pour raisons de santé, moyennant une caution
de 6.000 euros. Arrêté une seconde fois le 19 novembre
2004, c'est pour les mêmes raisons (en raison de problèmes
cardiaques chroniques) qu'il a été quitté
la prison madrilène mais a été assigné
à résidence à son domicile de Grenade (une
ville d'Andalousie au nord-est de Malaga) et il devra se présenter
chaque jour au commissariat.

Tayssir Allouni est célèbre pour
sa couverture des guerres d'Irak et d'Afghanistan (il fut l'unique
correspondant de télévision présent à
Kaboul en septembre et octobre 2001 pendant les bombardements
américains), ainsi que pour avoir interviewé Oussama
ben Laden le 21 octobre 2001.
Dans son ordonnance, le juge Garzon accuse formellement
le reporter d'être "membre qualifié"
d'une "bande armée". Selon l'ordonnance, le
journaliste aurait contribué depuis 1995, "tant
au niveau national qu'international", à structurer
la cellule d'Al Qaïda en Espagne et, "en marge de
son activité journalistique, mais la mettant à
profit, il a effectué des actes d'appui, de financement,
de contrôle et de coordination caractéristiques
d'un militant qualifié de cette organisation criminelle".
"Profitant de ses voyages , Tayssir Allouni a fait parvenir
de l'argent de l'organisation aux membres d'Al Qaïda qui
en avaient besoin en Afghanistan, contribuant ainsi efficacement
à la poursuite de l'action de l'organisation" précise
l'ordonnance. Certains des fonds apportés auraient été
recueillis en Espagne par un certain "Groupe de jeunes"
de Grenade.
Possédant la double nationalité espagnole
et syrienne, Tayssir Allouni a vécu et travaillé
pendant plus de 16 ans en Espagne, notamment comme traducteur,
à Grenade, au service en arabe de l'agence internationale
de presse espagnole EFE.
Parmi les pays arabes, c'est au Maroc que l'on paraissait
le plus soucieux du devenir du journaliste. Un site internet,
en arabe et en anglais, appellant à la libération
du journaliste, avait été créé:
"Free
Tayser"
Sources : Latin
Reporters, Maroc-Hebdo et AFP - Photo d'al-Jazira.

>>> 14 mars - Parution du n°
80 de "Manière de Voir" consacré aux
médias
A lire plus spécialement "Faxe
à l'ordre médiatique" de Henri Maler et "Quinze
jours d'information totalitaire" par Edgar Roskis. Ce bimestriel
édité par le Monde
Diplomatique est en vente 7€ chez les marchands de
journaux.
>>> Soutien
au journaliste birman Wan Tin
Reporters
sans Frontières a organisé, vendredi 11 mars,
une opération de sensibilisation sur le sort du journaliste
birman Win Tin à l'ambassade de Birmanie à Paris.
Des militants de l'association ont, à la veille des 75
ans de Win Tin, apposé une plaque sur le mur de l'immeuble,
rebaptisant la rue de Courcelles du nom du journaliste, condamné
à vingt ans de prison en 1989 et emprisonné depuis
cette date.
>>> Les
journaux satiriques régionaux brocardent les notabilités
locales
Un article du Monde daté
du 10 mars fait le tour des journaux satiriques de l'hexagone,
souvent en dehors des pensées communément admises,
avec une liberté éditoriale complète, comme
La Feuille
"un canard départemental 100% indépendant
qui ne se contente pas d'avoir le nez dans le guidon des événements
locaux, de suivre les comices agricoles et les élus lorsqu'ils
touchent le cul des vaches, mais qui se veut ouvert à
toutes les voix libres." avec "des gens de
la vraie vie".
Lire l'article ici. Des
liens vers les journaux cités ont été placés
et des additifs ajoutés.
>>> 4 mars - Protection des
sources : un juge américain contre le premier amendement.
Un juge de San José, en Californie,
a jugé que le premier amendement qui protège habituellement
les journalistes ne pouvait pas s’appliquer, aussi les
sites ThinkSecret, PowerPage et AppleInsider, qui ont publié
des informations sur des produits Apple avant leur sortie officielle,
ne pourront pas protéger leurs sources.
Défendus par des avocats de l'Electronic Frontier
Foundation, spécialisée dans la protection des
libertés dans les affaires technologiques, les sites
ont décidé de faire appel. Apple cherche à
identifier les sources, probablement internes, qui ont brisé
son contrat de non-divulgation pour faire des révélations
via des sites web.